La féminisation forcée du sapeur-pompier

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Si le titre de cet article pourrait en choquer plus d´un(e), le sujet, lui, reste une source profonde d´incompréhension pour nombre de sapeurs-pompiers ; on se questionne, on s´énerve, puis on ne cherche plus à comprendre, car de toute façon « on ne pourra rien y changer » … Il n´est pas question ici d´une épuration de la profession ou encore de jeter les femmes dehors, mais bien de chercher à comprendre la problématique à rebours de la pensée dominante. L´objectif est donc de rassembler des faits, qui ne vous sont naturellement pas rapportés dans les médias officiels, qui feront probablement voir la face cachée de la féminisation de notre fonction. En effet, on entend et lit de toute part qu´il n´y a « pas assez de femmes » dans tel ou tel secteur. Il est donc légitime de se poser certaines questions et l´une des premières serait, en reprenant la fougueuse Élisabeth Lévy, « s´il n´y a pas assez de, il y a trop de quoi ? »

Depuis la fin des années 70, le statut social et professionnel de la femme a radicalement évolué ; les révolutions de mai 1968 ont fait germer sa libération et ont fait changer le fonctionnement des sociétés. En une quarantaine d´années, les femmes ont investi la quasi-totalité des secteurs professionnels. Une policière qui contrôle vos papiers, une politicienne qui amende vos lois ou encore une « pompière » qui court avec ses tuyaux pour éteindre votre appartement en feu, toutes ces situations ont été adoptées par l´inconscient collectif et admises comme des possibilités normales.

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Depuis maintenant douze ans, je tente de comprendre mon environnement professionnel ; j´essaye d´appréhender nos comportements, aussi bien dans le cœur de l´action, qu´au centre de secours. L´analyse constante dans le milieu du sapeur-pompier est d´une importance capitale : dans notre métier, plus on comprend, plus on sauve ! La vie et la mort sont au cœur de la grande majorité de nos interventions ; il suffit de lire l´ensemble des rapports d´accident (Atemschutzunfaelle.de) pour se rendre compte qu´une situation sous contrôle ou à faibles risques peut rapidement dégénérer et amener à la mort et ce, que ce soit sur le trajet d´intervention (1) ou bien encore durant la phase de déblaiement (2). C´est notre analyse de la sécurité, de la cohésion, de l´organisation des manœuvres, des accidents en intervention ou encore des comportements de groupe qui sera décisive au moment où la situation dégénère…

Il servirait peu à un chef de garde d´être le meilleur en tactique s´il ne comprend pas la qualité du groupe de personnels qu´il a sous ses ordres. Il serait presque tout aussi inutile pour un personnel du rang de connaître ses techniques sur le bout des doigts s´il ne se positionne pas dans une vision d´ensemble : plus nous analysons, plus nous comprenons. Plus nous comprenons, plus nous sauvons ! Simple n´est-ce pas ?

Rechercher et comprendre :

Après avoir fait des recherches approfondies sur l´évolution historique des sapeurs-pompiers (France/Allemagne), j´ai pu comprendre de nombreuses nouvelles notions et aborder sous un angle complètement différent ma fonction. J´ai pu observer à quel point les enjeux politiques et géopolitiques influaient sur le fonctionnement des corps constitués… Cette observation peut paraître ridicule et ennuyeuse pour quelqu´un d´un tant soit peu cultivé ; cependant, en travaillant dans le milieu de l´humanitaire, on peut avoir parfois l´impression que notre objectif suprême (protéger la vie) est hors d´atteinte de la terreur marchande, ce qui est absolument faux ! L´histoire de la lutte contre les incendies nous le montre très clairement : les sapeurs-pompiers n’ont absolument pas de libre arbitre dans leur développement ; ils sont le reflet direct du système politique en place.

C´est alors que je mis le doigt sur un sujet qui me touchât particulièrement : la féminisation de la société et, par extension, de la fonction de sapeur-pompier. Ce thème me paraissait être un levier de compréhension majeur de l´influence de l´oligarchie dominante sur notre milieu. J´ai donc orienté mes recherches sur l´évolution de la condition des femmes dans la lutte contre l´incendie, plus précisément en France et en Allemagne. Ayant aussi un important nombre de contacts avec des collègues d´autres pays (Italie, Espagne, Angleterre, Écosse, Belgique, Hollande, Pologne, Chili, Argentine ou encore Canada), j´ai pu obtenir des informations supplémentaires intéressantes.

Un nombre conséquent de retours d’expériences est venu corroborer ces connaissances, aussi bien sur intervention, en formation que dans le quotidien des centres de secours.

Des études et des articles partiaux :

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En recherchant et lisant les études et divers textes traitant le sujet, on réalise à quel point les rédacteurs et chercheurs prennent parti (4) ; en grande majorité, ils soutiennent une vision féministe de l´organisation des secours. À leurs yeux et selon leurs informations, les femmes ont globalement les mêmes compétences que les hommes et ont donc la capacité de remplir exactement les mêmes tâches que lui. Dans le cas où une parité totale n´existe pas au sein d´un centre de secours, il y a, selon eux, une stigmatisation et un rejet de la femme, et ce, à travers ce qu´ils appellent des mécanismes de défense d´une certaine oligarchie masculine.

Néanmoins, en regardant de plus près, le profil des rédacteurs ou rédactrices de ces textes et quand on lit la liste de leurs publications, on remarque souvent leur penchant pour le féminisme et l´égalitarisme (5). Ils font très souvent preuve d´un sophisme désolant où ils abordent quelques commentaires, un fait ou encore une situation pour en faire ressortir un fait sociologique général :

« Ils n’aiment pas les femmes chez les pompiers. Ils m’ont dit dès le départ que ce ne serait pas facile. » Avant même de se présenter, elles sont déjà stigmatisées.

À partir de quelques aveux, récupérés même parfois par des élèves en cours de cursus, ils établissent des généralités leur permettant d´écrire des formules du type « les hommes sont » ou encore « les femmes subissent ». Des statistiques établies à la hâte, souvent à l´aide d´informations qui se voudraient exhaustives mais ne le sont pas ; ceci a d´ailleurs été relevé par certains sociologues, comme Romain Pudal (*1), qui, ayant un pied dans le milieu, ont appris au fil des années à relativiser et à approfondir les interprétations pouvant être faites à propos de certains comportements un peu bruts. La tournure des comptes rendus, faits par ces étudiants non titularisés, est très clairement orientée vers une lutte pour l´assimilation forcée des femmes dans la totalité des milieux professionnels et surtout des fonctions les composant.

Ces « sociologues » qui vivent dans un autre monde :

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Très rapidement, on peut observer qu´une grande partie des rédacteurs (rédactrices) et chercheurs (chercheuses) n´ont que peu, voire pas du tout d´expérience avec le terrain des sapeurs-pompiers. À part Anthony Salgado (6) qui en 2014 publie son mémoire sur le sujet (« La place des femmes chez les sapeurs-pompiers de l’Aube ») tout en étant depuis six ans volontaire dans l´agglomération de Troyes, les auteurs d´analyses sont bien souvent extérieurs à la profession et ne connaissent le quotidien d´un centre de secours qu´à travers ce qu´on leur rapporte…

Nous avons donc souvent des recherches faites dans le cadre de cursus universitaires, quand elles ne sont pas produites par des organismes clairement engagés dans lutte pour la parité et l´égalitarisme. Une question se pose, alors ici : qu´elle fut donc la motivation principale de ces étudiants visiblement intéressés par le sujet ? Cette question me ramène à une discussion avec un étudiant à propos de son mémoire d´histoire ; celui-ci me racontait son hésitation entre deux thèmes : la guerre de Sécession et les révolutions sociales espagnoles. Je lui demandai alors ce qui l´intéressait dans les deux sujets, ce à quoi il me répondit : « rien de spécial… Mais la guerre de Sécession m´a l´air plutôt cool ».

Comment peut-on espérer de l´impartialité et du sérieux dans l´analyse d´un sujet aussi sensible de la part d´individus qui n´ont ni de connaissance du milieu, ni de réelles motivations morales pour le thème traité ? « La domestication universitaire qui interdit d’appréhender toute dimension de véritable spiritualité » (7) serait-elle en mesure de nous délivrer un travail authentique sur un sujet qu´elle ne connaît que de l´extérieur ? La féminisation des corps de sapeurs-pompiers n´a rien de « cool » ou d´ « intéressant » ; elle est une réalité complexe à étudier de manière impartiale, car elle a des conséquences importantes sur le fonctionnement et la qualité des secours.

Afin de tendre au maximum vers l´honnêteté, l´article à été soumis à Sylvain Durain, auteur entre autres du livre « le sang du père » (éditions Cinequaprod), réalisateur s’étant frotté au monde universitaire :

« Décidément tous les sujets se rejoignent dans notre beau pays des « lumières ». Lire le constat établi sur les conditions de l’intégration forcée des femmes chez les pompiers amène aux mêmes questions et aux mêmes remarques que bien d’autres sujets : la déconnexion des élites d’avec le terrain, et en amont la méconnaissance du réel par l’oligarchie. Toujours la même musique. 

En effet, le principe même de l’université comporte dans ses fondements un aspect qui le sert à l’intérieur et le dessert à l’extérieur. Un rythme bien spécifique. C’est celui de la volonté de s’extraire des contingences basses, du réel et de l’action immédiate.

Il y a bien une histoire du génie universitaire en France, d’où sortaient il y a un peu plus d’un siècle les esprits les plus brillants de notre pays. Ces esprits, pour se développer, ont non seulement besoin de recevoir les meilleures humanités de la part de professeurs compétents, mais aussi de se voir couper du monde qui les entoure pour se concentrer sur la théorie d’abord, viennent normalement en dehors des murs les pratiques qui l’accompagnent. Un petit rappel historique sonnera sournoisement à vos oreilles puisque les premières universités (Paris au VIIIé siècle) étaient interdites aux femmes. Comble de l’ironie !

Pourquoi cette « bêtise » ? La réponse est bien entendu dans le paragraphe précédent. Bêtise il y a car les conditions de la grandeur universitaire n’y sont plus réunies. Qui sont les professeurs ? Pourquoi sont-ils professeurs ? Quelles formations ont-ils reçues ? Qui sont les étudiants ? Pourquoi entrent-ils à la faculté ?

L’objectif surréaliste et contre productif de la gauche depuis les années 80 qui rêvait d’une France à 90% de bacheliers et 90% de licenciés de la fac (pour former les licenciés de demain?) a été le cheval de Troie de l’incurie contemporaine. Pour qu’une génération entière s’accorde à ces volontés du pouvoir, il faut tout simplement « baisser le niveau », à commencer par la tête. Pour tuer le père français moyen, on a coupé la tête du Roi. Rien de nouveau sous le soleil.

Nous nous retrouvons aujourd’hui avec des directeurs d’écoles qui sortent tous de la pensée dominante : antiraciste, féministe, immigrationniste, très souvent francs-maçons et qui refusent le débat contradictoire tout en prônant la tolérance et l’ouverture. Les étudiants le comprennent bien. Faîtes une thèse sur la place des femmes réfugiées qui ont dû fuir l’Allemagne nazie et vous obtiendrez un futur poste. Une thèse sur la place du Père dans la société ? Attendez-vous à des réprimandes et des bâtons dans les roues. Soyez Européiste, humaniste et contre l’oppression « patriarcale archaïque venue des siècles d’ignorance religieuse », votre avenir est tout tracé.

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Vous comprenez donc pourquoi les étudiants se bornent à choisir des sujets « cools » ou « intéressants », personne n’a éveillé en eux l’esprit critique, la liberté de pensée réellement par soi-même. Quand la subversion se résume au Petit Journal de Canal +, quand vous obtenez vote licence sans avoir lu le tiers de la bibliographie conseillée. Quel avenir ? Quelle harmonie ?

Plus rien, vous avez raison, n’est à attendre du monde universitaire, pas parce que c’est l’université, mais parce qu’il y règne désormais les agents de la musique moderne. Et qu’est-ce qu’un Mozart sans liberté ?

Les bâtisseurs de la chrétienté européenne (et avant tout française) ont vu leurs institutions perdurer dans la stabilité par la hauteur d’âme, non pas une politique du chiffre et une idéologie à son service. Le rayonnement des centres culturels que furent les monastères au Moyen-Âge n’étaient pas des lieux de perdition en discutaillerie mais d’abord des « ateliers où se forgeaient les âmes des saints, où l’on apprenait la prière, la charité fraternelle, l’humilité, l’exemple des vertus communautaires et où le savoir était tout tourné vers la contemplation. » (Dom Gérard Demain la Chrétienté) »

Quand Pfefferkorn met son grain de sel :

C´est alors que le professeur d´université, Rolland Pfefferkorn, membre du CNRS, décide de comprendre pourquoi il n´y a pas beaucoup de femmes chez les pompiers, ou plutôt de démontrer ô combien les méchants machos de la caserne veulent les mettre à la porte à travers de perfides traditions sexistes et des grivoiseries bon marché.

Rolland enfile donc sa cape de défenseur de la femme et de l´opprimé, puis part à la conquête sociologique du monde inconnu (en tout cas pour lui) de la lutte contre les incendies. En tant que chercheur aguerri, le professeur Pfefferkorn organise des recherches de manière drastique et judicieuse en envoyant ses fidèles élèves- écuyer en cours de cursus universitaire, afin de recueillir la parole blasphématoire des méchants machos myosines en tenue de feu.

Les entretiens ont été réalisés pour l’essentiel en Alsace et en Lorraine. Quatorze entretiens substantiels ont pu être exploités.

Quatorze témoignages ! Nous pourrions rappeler à Rolland que l´Alsace compte plus de 3000 effectifs et qu´en France pratiquent quelques 246.900 sapeurs-pompiers… Ces quelques interviews justifient-elles le titre du document, « des femmes chez LES sapeurs-pompiers » ? Peut-être que l´intitulé « Le quotidien de cinq femmes chez les pompiers du SDIS 68 » aurait été plus adapté. Mais au diable les procédés scientifiques (8) ! À la poubelle l´honnêteté intellectuelle ! Et c´est parti, on fait des « statistiques » nationales avec une vingtaine de propos ; on interprète ; on rédige et on emballe le paquet cadeau avec un titre généralisant… C´est tout ! Pourquoi s´embêter ?

Plus sérieusement, tentons d´observer et de commenter quelques passages de ladite « recherche » :

Si ces corps se sont progressivement ouverts depuis trente ans, ils ne sont pas devenus pour autant des univers « mixtes ».

Cette déclaration est fausse et ce, peu importe que le terme soit entre guillemets ou non ; depuis que Françoise Mabille a été intégrée en 1976, les corps de pompiers sont devenus des univers mixtes.

« MIXTE, adj. et subst. masc. [En parlant de groupes humains, de collectivités] 1. Qui comprend ou qui concerne des personnes de catégories, d’origines ou de formations différentes. » (Le Trésor de la Langue Française Informatisé)

Mixte ne signifie en aucun cas le fait qu´il y ait une parité.

Sur le plan quantitatif, la part des femmes dans les corps de sapeurs-pompiers professionnels reste donc particulièrement faible au regard des chiffres observés dans l’armée ou la police.

Nous aurions pu aussi dire en complément de ces informations cruciales, qu´il en est de même, en comparaison avec d´autres corps de métier comme la restauration, la politique ou encore le tourisme, où la parité est plus importante que dans les services d´incendie et de secours… Néanmoins, est-il nécessaire de faire cette comparaison ? La citation tient plus du sophisme que du renseignement utile : dire des vérités pour ne rien expliquer. Les trois corps de métier (police, armée, sapeurs-pompiers) sont presque complètement différents. Les formations et les tâches sont très distinctes. Même au sein de ses corps, les différentes sections et services requièrent des compétences qui sont parfois à l´opposé les unes des autres. Ce type de réalité ne sert qu´à meubler une argumentation fragile et immobilise la réflexion.

Face à la lente féminisation de leur profession, les hommes sapeurs-pompiers mettent en œuvre diverses pratiques individuelles et collectives de défense qui toutes visent à rejeter les femmes […]

Ici, il est question d´une vue de l´esprit quasi complète de la part du rédacteur ; en aucun cas il n´est possible d´affirmer qu´une personne se « défend » et « rejette » sans avoir au préalable réalisé de nombreux entretiens avec celle-ci, visant à reconnaître et à analyser son état psychologique. Dire d´un groupe qu´il « met en œuvre des pratiques de défenses visant à rejeter » quelqu´un, impliquerait le fait d´avoir affecté à chaque « patient » un psychologue attitré, et ce, durant plusieurs mois afin d´analyser leurs motivations. Les résultats finaux auraient été interprétés par divers spécialistes extérieurs aux entretiens… Cependant, ici, les spécialistes en psychologie analytiques sont remplacés par des étudiants attendant une jolie note leur permettant d´être admis à l´année suivante.

Elles ont fréquemment à faire face à une hostilité ouverte qui se manifeste souvent collectivement, car elles sont loin d’être acceptées par tous leurs collègues.

Plus loin nous pouvons lire encore :

Elles seront jaugées, évaluées, « testées », aussi bien sur le plan mental que physique.

Et enfin :

Il semblerait qu’une femme, peu importe sa place dans la hiérarchie, doive s’imposer dès le départ.

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Souhaitons tous la bienvenue à notre cher professeur dans la réalité sociale d´un groupe d´intervention ! Un jeune sapeur-pompier sera lui aussi testé continuellement. Les nouveaux arrivants sont dans un premier temps évalués pour sonder leurs capacités à sauver ! C´est le prix de la vie humaine : un test constant des compétences générales à communiquer, côtoyer, à soutenir, à protéger et encore une fois à sauver (la victime ou le sauveteur). Dans tous les cas, un sapeur-pompier étant conscient de sa fonction évalue ses collègues et s´évalue lui-même tout le long de sa carrière.

Dans un second temps, le test permet aussi à l´arrivant de s´intégrer ou non à l´équipe. Les « rites d´initiation » chez les sapeurs-pompiers et notamment dans les corps constitués voués à l´intervention, ont une fonction décisive dans la reconnaissance de la capacité au nouveau venu à « tenir le coup » (*2). Bien évidemment, il ou elle sera testé(e) en fonction de ses « forces » et ses « faiblesses » : un(e) jeune ayant une appréhension du vide sera probablement mis(e) à l´épreuve régulièrement sur des échelles, ainsi qu´un(e) autre qui aura des difficultés sportives, sera forcément très assidûment sollicité(e) en activité physique par ses collègues… Il ne s’agit que de mises en œuvre visant à préserver un groupe qui a pour fonction de préserver la vie, et ce, car cette dernière en vaut bien la chandelle… Nous sommes donc encore une fois en dehors d´un complot contre les femmes. Une véritable étude sociologique n´aurait pas fait de tels raccourcis avec si peu d´éléments « substantiels ».

« SOCIOLOGIE, subst. fém. Science des faits sociaux humains (considérés comme un objet d’étude spécifique), des groupes sociaux en tant que réalité distincte de la somme des individus qui les composent. » (Le Trésor de la Langue Française Informatisé)

Les citations commentées précédemment sont une synthèse facilement saisissable du contenu global de la recherche du professeur Pfefferkorn et en général des études sur la présence des femmes dans différents milieux. Son analyse des entretiens apparaît comme une caricature grotesque du macho primitif sans cerveau. Il ne manque pas de mettre en exergue à travers les commentaires puérils l´attitude compulsive du mâle, sans même chercher à comprendre le cheminement intellectuel (simpliste ou non) effectué par l´auditionné pour en arriver à cette conclusion. En effet, il est simple de faire passer des hommes qui réagissent à chaud sur un sujet sensible pour des rustres, étant donné que langage à l´instant « T » est probablement sous l´influence d´une forte émotion qui sort des tripes. Il clair que, dans un moment comme celui-ci, l´interrogé tentera probablement de donner une réponse authentique avec une manière de s´exprimer qui lui est propre…

Même quand les avis semblent se détacher de la pulsion, Rolland Pfefferkorn n´hésite pas à discréditer la tentative de réflexion du tiers interrogé en retranscrivant les interjections, les hésitations et les fautes de langage, ce qui bien évidemment influencera le lecteur et augmentera les chances que la personne interrogée passe pour un illettré :

« Donc déjà là ça ne colle pas, hein ? »

« Elles ont… elles ont leur quartier en gros. »

« C’est tout le monde pareil quoi. »

« Hein ! »

« Il y a toujours du cul, quoi. En fait, il ne faut pas l’oublier ça. »

« Niveau sexe, quoi, [il siffle], on est focalisé là-dessus. »

« Ben hop, c’est parti ! »

« Ben d’accord. »

« On se demande qui c’est qui est le plus cochon. »

« Oh non ! Non, non. Ça, c’est… ce n’est rien de bon. »

« C’est vrai qu’on a plus à… qu’on a pas mal à apprendre d’elles. »

Etc.

Le ton employé par le rédacteur est toujours le même et la rythmique de la dialectique, constamment soutenue par l´emploi redondant de termes utilisés par les féministes : « stéréotype », « discrimination » ou encore « macho » … Il parait alors important de tenter de comprendre le poids de ces mots et des préjugés qu´ils développent.

STÉRÉOTYPE, subst. masc. PSYCHOL., SOCIOL. Idée, opinion toute faite, acceptée sans réflexion et répétée sans avoir été soumise à un examen critique, par une personne ou un groupe, et qui détermine, à un degré plus ou moins élevé, ses manières de penser, de sentir et d’agir.

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Pour confirmer la présence d´un stéréotype, il fait donc confirmer que la personne auditionnée ne produit pas de réflexion sur ledit sujet ; si, par exemple, un pompier estime que la présence féminine peut être dangereuse dans des situations d´interventions « mouvementées » et qu´il se base sur plusieurs expériences de terrain personnelles pour corroborer son avis, il ne s´agit pas d´un stéréotype. Un stéréotype est émis quand la personne exprimant l´idée n´est pas capable par un raisonnement logique d´expliquer son jugement.

DISCRIMINATION, subst. fém. [Sans idée de traitement inégal] Action, fait de différencier en vue d’un traitement séparé (des éléments) les uns des autres en les identifiant comme distincts. [Avec une idée de traitement inégal] Traitement différencié, inégalitaire, appliqué à des personnes sur la base de critères variables.

Le fait de différencier des personnes pour les traiter de manières différentes a été, est et sera toujours présent, car intrinsèque à notre nature et nos sociétés : une femme politique gagnant 8000 euros par mois et le caissier du Monoprix sont tous deux issus d´une suite de discriminations (éducation, formation, embauche, etc.). Le fait que Rolland soit sociologue et moi un simple pompier et donc le fait que l´un est un salaire plus élevé que l´autre (9) (10), en plus d´avoir pignon sur rue, donnera lieu à des discriminations. La discrimination permet au système judiciaire d´accorder une différence de traitement entre un petit malfrat et un criminel dangereux.

Le substantif, discrimination, a pour antonyme les mots « égalité », « mélange » et « confusion ». Information intéressante qui nous permettrait d´extrapoler un peu et de nous poser la question suivante : si les sociétés humaines n´appliquaient pas des principes de discrimination, vivrions-nous dans un égalitarisme où l´humain est un tout mélangé et confus ?

MACHO, subst. masc. Homme qui a une conscience exacerbée de sa supériorité virile, et qui prône la suprématie du mâle.

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Ce terme est malheureusement trop souvent utilisé à tort et à travers, dès qu´un homme tient le moindre propos à caractère négatif envers la gent féminine… Le machisme implique un comportement extrême prônant la suprématie du mâle ; il s´agit donc d´un rapport brutal de caste (voire de race, si la gent masculine en était une) amenant au conflit. Qualifier un homme de macho engage donc d´un jugement extrêmement fort.

Même dans le cas où un homme « se met violemment en colère » quand on l´interroge au sujet des femmes chez les sapeurs-pompiers et prétend « qu´elles n´ont pas leur place ici », rien n´établit qu´il soit un suprématiste de la race masculine

Les causes de cette brutalité verbale (si elles sont réellement recherchées par l´investigateur) peuvent très bien être justifiées par un raisonnement complètement opposé à l´apparence de ses propos : la volonté de protéger quelqu´un d´une situation nuisible peut aussi amener à des réactions impulsives violentes et négatives aux premiers abords. C´est ainsi qu´un collègue peut très bien réprimander son binôme, qui a eu un comportement à risque sur intervention, sans pour autant le haïr ; sa colère exprime très certainement la peur qu´il a eu face à situation périlleuse. Il est donc tout à fait possible qu´un collègue s´emporte sur le sujet quand il est triste de voir qu´il est possible d´envoyer des femmes au carton !

En conséquence, le machisme est une idéologie définissant chez l´individu un point de vue qui reflète ses croyances… Des réactions impulsives isolées peuvent donc se référer en apparence au machisme sans en faire partie.

Enfin, pour en finir avec la critique du texte de Pfefferkorn, je ferais encore une fois remarquer à quel point la majorité des recherches sont orientées vers un féminisation obligatoire de notre fonction ; en commençant avec « des femmes chez les sapeurs-pompiers » en 2006, on continue avec « les causes de la sous-représentation des femmes chez les personnels du rang » (Kristina Winkler) en 2013, qui, exprimant des besoins de « processus de formation », de « meilleurs assimilation des femmes », de « changer la description de l´image du corps de métier », de « réduction de la taille minimum » pour être engagé ou encore d´exclure « le handicape des femmes » lors des tests d´engagements, auront pour résultat de faire régresser la qualité des secours, notamment dans la lutte contre l´incendie.

Toutes ces publications s´enchevêtrent dans une dialectique d´égalitarisme absolu où tout le monde peut avoir accès à toutes les fonctions sans contraintes visant à sélectionner le maintien d´un niveau qualitatif reflétant la valeur de la vie humaine. Ces chercheurs et intellectuels, que Francis Cousin désigne comme « des perroquets du crétinisme de la marchandise et de l´université », utilisent toutes les formes de sophisme possibles afin de forcer l´assimilation de la gent féminine par les services d´incendie et de secours, dans toutes ses fonctions.

Ces personnes sont en grande majorité « estampillées de diplômes de docteur ou d´agrégés, donc totalement intégrés au spectacle de l´abrutissement, sans effet de critique possible et constituent une police de pensée mentale » qui dicte aux derniers bastions de résistance à la pensée dominante, quelles métamorphoses ils devront subir pour rentrer complètement dans le système de consommation.

Seulement, quand on ne fait pas partie de ce qu´on appelle des hommes et femmes de terrain et que l´on ne connaît pas les réalités de la lutte contre les incendies, il faut faire usage de toutes les manœuvres de diversions intellectuelles pour combler le vide argumentaire. En réponse à cela, il m´est apparu indispensable d´exposer ma réflexion qui, elle, a mûri au fil des interventions où la détresse, les larmes, la peur, l´agressivité, le sang ou encore la folie font partie du quotidien à surmonter.

La réalité de l´intervention :

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La réalité du terrain est une constante qui ne peut être ignorée par l´observateur qui donne son avis sur ce qui est bon ou non pour le service incendie ; c´est dans la réalité de l´intervention que la radicalité des barèmes masculins des épreuves d´accès prend tout son sens. L´intervenant, peu importe son grade, est un outil de secours pouvant être utilisé à tout moment ; qu´importe son état mental et physique au moment où l´on requerra ses compétences, il devra se rendre sur les lieux et servir !

La radicalité des conditions rencontrées sur certaines interventions impose sans équivoque la sélection des individus qui auront accès aux tâches ardues et extrêmes qui les attendront :

« Feu d´hôtel (12) ; les premiers engins sont bloqués à quelques mètres avant l´adresse de l´immeuble sinistré ; des personnels sont contraints de descendre des véhicules afin de déblayer les cadavres des victimes s´étant jetées par les fenêtres sur la chaussée, avant l´arrivée des secours. Le départ normal (13) arrive enfin à accéder aux premières victimes encore vivantes. Dans certaines cabines d´équipage résonnent les chocs des corps se fracassant sur le toit du véhicule… Les premiers intervenants n´ont pas le temps de s´occuper des victimes déjà mortes ou très gravement blessées ; ils doivent secourir les victimes criant aux fenêtres, dévorées par les gaz de fumées.

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Dans la cage d´escalier, la visibilité est nulle. En montant une équipe trébuche sur quelque chose d´anormalement mou ; le binôme se rend alors compte qu´il a piétiné le corps d´un nourrisson gisant sur les marches…

Dehors, les premières échelles automotrices n´ont que peu d´espace pour travailler ; le chef d´agrès d´une d´entre elles se voit dans l´obligation de réaliser sept sauvetages, sans temps d´arrêt. Il terminera l´action en sortant une femme enceinte inconsciente, depuis la fenêtre du dernier étage, à bout de forces. Bilan : 20 morts (dont 10 enfants) et plus de 60 blessés. »

« Carambolage de masse sur l´autoroute (14) ; le premier engin doit se faufiler entre les carcasses d´autos pour atteindre les victimes incarcérées au centre de la zone accidentée. Les deux premières équipes accèdent à une voiture compressée entre deux poids lourds ; des lambeaux de chair et des morceaux de membres arrachés sont accrochés et pendent un peu partout… Un homme ensanglanté gémi à bout de force dans son véhicule. Le corps sans vie de son ami (le conducteur), n´ayant plus forme humaine, gît à moitié avachi sur lui. Chaque seconde est comptée ; il faut rapidement définir la technique d´ouverture et se déplacer énergiquement autour de la victime avec le lourd matériel de désincarcération (pesant de 25 à 35 kg) à bout de bras.

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Pendant que le médecin injecte des antalgiques à son patient, il faut rapidement le décomprimer et l´extraire. Toute l´action se déroule dans un brouhaha autoroutier qui rend difficile la communication sur les lieux de l´intervention : les klaxons, les cris, les moteurs… Chaque mouvement des intervenants est passé à la loupe par le tiers des automobilistes de passage, ne manquant pas de s´arrêter pour filmer ; il faudra donc agir rapidement tout en paraissant serein. »

Les deux situations citées ci-dessus peuvent se dérouler de temps à autre et même se répéter durant des périodes dites mouvementées. La régularité des interventions n´a pas de logique… Quoi qu´il en soit, peu importe si le sapeur-pompier ne vit qu´une seule fois une telle expérience dans sa carrière ; il devra à l´instant « T » être opérationnel et ne pas freiner le déroulement de l´intervention, car chaque seconde forme des minutes qui seront décisives et mèneront aux résultats radicaux : vie ou mort. Radical est le dénouement, radicale doit être la sélection du futur intervenant : Il devra faire preuve d´une stabilité émotionnelle en situation de chaos; il devra être doté d´une férocité lui permettant d´attaquer le problème à la racine et d´une retenue visant à empêcher son instinct de prendre le dessus sur la logique d´intervention ; il aura des capacités physiques pouvant soutenir des situations extrêmes où sont mélangés chaleur, efforts intenses ou encore soulèvements et transport de poids allant du matériel de 20 kilos, à la victime inconsciente de 160 kilos… Ses capacités anatomiques et son entraînement doivent lui permettre de soutenir la difficulté d´un effort en évitant au maximum de perdre ses capacités cognitives.

Et si le lecteur (pompier ou non) se demande si les prérequis précédemment évoqués ne sont pas « un peu abusés » et s´exclame en chouinant « qu´on n´est pas des machines » et bien qu´il se pose les questions suivantes : quelle intensité d´effort vaut la vie de la personne qui m´est le plus cher ? Si mon enfant, mon conjoint ou un membre de ma famille que j´aime plus que tout au monde, attend d´être secouru, exténué à la fenêtre d´un appartement en feu ; par quel type de personne voudrais-je qu´il soit ramené en terre sûre ? Si mon appartement est isolé en campagne et qu´il faut plus de 15 minutes au médecin urgentiste pour se présenter sur les lieux ; par quels types de bras voudrais-je, en attendant l´arrivée de l´équipe médicale, être réanimé en cas d´arrêt cardiaque ?

Hommes/Femmes ; de petites différences :

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Au vu de l´aspect sélectif que présente la profession de sapeur-pompier, il est indispensable de rappeler que celle-ci n´est naturellement accessible qu´à une certaine catégorie d´individus ; les meilleurs ? Absolument pas ! Les spécificités de notre fonction n´ont pas vraiment de rapport avec le fait d´être « supérieur à » ou « meilleur que ». Celui ou celle qui présente les prérequis pour pouvoir prétendre être pleinement effectif sur intervention (voir les exemples cités ci-dessus) signifie simplement qu´il ou elle pourrait convenir à cette fonction, non comme étant un surhomme ou une surfemme, mais comme « présentant les capacités de ».

Les sapeurs-pompiers sont des individus ayant la « capacité de » … Un pianiste professionnel aura probablement une meilleure perception artistique des sonorités qu´un ébéniste qui, lui, aura un meilleur rapport au façonnement de la matière. L´un est-il meilleur que l´autre ? Bien évidemment que non : ils sont tous deux des besoins et des propriétés de la société. Pourtant, tous deux ont été ségrégués par la nature, ainsi que par son organisation complexe, et ont été pourvus de sensibilités et de capacités différentes.

Au-delà des particularités propres à l´individu, il existe des caractéristiques inhérentes aux sexes. Un nombre conséquent de recherches neuroscientifiques, établies ces dernières décennies, prouvent que les hommes et les femmes ne sont pas doués des mêmes qualités ; la question fatidique que l´on se pose tous serait-elle : les femmes sont-elles plus douées pour s´occuper des tâches ménagères ? Bien sûr que non… Trêve de plaisanterie ; ce qui nous intéresse dans cette partie de l´article est de comprendre en quoi l´une des deux gents, féminine ou masculine, serait plus prédisposée que l´autre à la fonction de sapeur-pompier.

Les particularités, de l´une et de l´autre, seront donc mises à l´épreuve du feu, en d´autres termes soumises à la réalité du terrain et des situations générées par celui-ci, que nous avons évoquées brièvement dans l´intitulé précédent.

En abordant la problématique du groupe, donc par extension du travail d´équipe, la structure neurobiologique de la femme révèle que celle-ci est plus affectée par le stress de manière générale que l´homme. De plus, leur recours à la « rumination » affecte négativement l´accumulation de stress. L´homme, lui, est plus réactif au stress, notamment au stress aigu, ce qui a pour effet de le rendre plus efficace que la femme dans les situations dites de « combat / fuite ». Notons dans tous les cas que la réponse « combat / fuite » est une manière masculine de réagir au stress et de surcroît rarement observée chez la femme (15).

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Dans cette première argumentation, il est donc démontré que face au stress régulier et brutal auquel est confronté le sapeur-pompier, la gent masculine apparaît comme plus adéquate à la fonction, notamment par rapport à sa réactivité face à d´éventuelles apparitions brutales de situations stressantes.

En rapport avec la problématique de la lutte contre le feu, nous pourrions citer le « top 10 » de la Croix-Rouge canadienne, des « populations à haut risque en cas de désastre ou d’urgence », qui place la femme en tête de liste (au-dessus des personnes âgées et invalides) (16). Ce rapport précise que « les femmes sont physiquement plus vulnérables aux effets des vagues de chaleur », ce qui semble corroborer les recherches du Dr Kin (17) faites sur les différences de comportement à la chaleur, hommes/femmes (17) ; la femme, en vue de sa structure hormonale (effets de la production d´œstrogènes) et de sa prédisposition au stockage des graisses (nécessaires à l´enfantement) dispose malheureusement d´une thermorégulation défavorable à la l´attaque par l´intérieur dans le cadre d´un feu de contenant, où les températures peuvent rapidement atteindre les 1500 degrés.

D´autre part, dans le domaine des compétences sociales, la gent féminine présente de très claires dispositions ; son fonctionnement hormonal la prédispose à favoriser les liens sociaux, notamment avec les enfants : « D’autres avenues biologiques et comportementales se sont donc révélées plus favorables, comme la « protection » en s’occupant des enfants pendant les moments de difficulté et la « socialisation » avec les autres via les réseaux de support social qui peuvent protéger face à de futures menaces ». Ces observations semblent donc confirmer les fameux « clichés » observés en intervention à travers lesquels la femme présenterait des qualités apparentes pour le secours à victimes.

Abordons maintenant la partie physiologique. La différence des capacités entre les hommes et les femmes n´a en fait plus besoin d´être vraiment démontrée ; la femme est anatomiquement moins forte et moins robuste que l´homme et les quelques exceptions féminines échappant à la règle ne sont en rien une preuve du contraire.

Toutefois, ce qui nous intéresse ici et ce qui constitue le fond du problème, c´est de savoir si la femme sapeur-pompier peut effectuer le même travail que son homologue masculin. La femme a-t-elle les possibilités physiologiques suffisantes pour remplir la fonction de sapeur-pompier au même niveau qu´un homme ? À cette question répond radicalement l´expertise (18) de la médecine du travail d´Hambourg (référence : n°610-1006/89-23-43).

C´est avec une exhaustivité et une rigueur scientifique que le rapport s´exprime sur le sujet. Son titre : « les dangers pour la femme au sein d´un corps de sapeurs-pompiers professionnels » … A-t-on encore besoin d´être plus explicite ? Bien évidemment ! Il est spécifié que :

  • Les chances de développer des maladies gynécologiques sont augmentées par le fait de porter et de transporter des charges importantes et par conséquent qu´il est aussi fortement déconseillé d´assumer une fonction dans le secours à victimes.
  • Plus souvent un travail dit de force sera répété, plus le risque de fausse couche sera important chez la femme enceinte, et ce, même durant les premières semaines de grossesse.
  • L´exposition aux gaz de fumées, aux produits chimiques et même aux solvants que l´on rencontre constamment en intervention endommage le développement de l´embryon.
  • Une femme enceinte, même durant les premiers jours, inhalant du monoxyde de carbone doit s´attendre à une fausse couche.
  • Les organes féminins peuvent se dénaturer et se transformer à cause du travail physique.

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L´expertise rappelle certaines différences physiologiques significatives entre les hommes et les femmes en relation à l´effort du sapeur-pompier :

  • Les hommes ont un système cardio-vasculaire absorbant 33% d´oxygène en plus que celui des femmes
  • Les femmes sont en moyenne plus petites de dix centimètres.
  • Au niveau des avant-bras, elles ne possèdent que 40% de la force musculaire que possède un homme.
  • Même en ayant suivi un entraînement assidu, les femmes ne peuvent malheureusement augmenter leur force que de 22%, contre 40% pour l´homme.
  • Des avant-bras masculins entraînés sont donc 78% plus forts que des membres féminins ayant eu le même entraînement.
  • Enfin et bien évidemment, chaque grossesse abaisse nettement la capacité physique de la femme.

Le rapport résume son analyse de la manière suivante : « les femmes ne peuvent pas être considérées par la médecine du travail comme qualifiées pour le service incendie ».

Ce que nous pouvons très clairement remarquer dans cet article est, non pas la volonté de stigmatiser et d´exclure la femme d´une fonction quelle pourrait remplir, mais bien de protéger la mère et donc la protectrice de l´enfant, de dangers devant lesquels elle se retrouverait si souvent confrontée en intervention… On peut se questionner sur la réelle bienveillance de ceux qui luttent pour la parité au sein des sapeurs-pompiers ; veulent-ils nuire aux femmes en leur brisant la santé ? Est-ce un projet que d´envoyer au charbon les mères de nos enfants ; les protectrices de nos familles ?

Un nombre conséquent de sociologues et de philosophes (19) (20) (21) (22) ont analysé et reconnu le féminisme comme ayant un rôle bien déterminé dans nos sociétés de consommation en voie de perdition. Il est donc important pour le lecteur intéressé de comprendre, non pas les symptômes, mais l´origine de la situation actuelle.

Le rôle du féminisme expliqué par Sylvain Durain :

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Le courant dit « féministe » ne remonte pas, comme on l’entend ici et là, aux années 60 même si cette période y a vu son avènement. Comme je le rappelle dans mon livre « Le Sang du Père », ce mouvement était déjà bien présent à la fin de la monarchie française qui a vu naître sa chute sur les pudibonderies de ces aristocrates passant plus de temps dans les jupes de leurs mères et les salons des femmes, que sur les champs de batailles. D’idées ou d’armes.

Même s’il faudrait remonter aux mouvements matriciens du début de l’humanité, je pense que nous pouvons nous contenter de mettre en lumière ces deux événements qui fonctionnent comme les deux souffles d’une même respiration : la mort du Roi de France et Mai 68.

En effet, si la nation est une famille et si le Roi en est son père (à la fois spirituel et temporel), alors la révolution dite française en a assassiné le chef, le représentant et le protecteur. Cette attaque a été le premier coup de boutoir contre le Père, contre la religion catholique, et par résonance contre le père de famille classique. Mai 68 n’a fait que surfer sur cette mort lente pour imposer une idéologie d’origine marxiste qu’est le féminisme (le féminisme marxiste défend l’abolition d´un « capitalisme masculin »).

Le point de compréhension majeur entre tous les courants féministes est que l’homme a trop de pouvoir, le masculin est violent, tyrannique et a pour objectif ultime dans son existence de soumettre les femmes (et accessoirement les immigrés ou toutes autres formes de « minorités »). Les femmes, pour se libérer de l’oppression masculine, doivent donc se mettre au travail, quitter le foyer, donner leurs enfants à garder à une autre femme et devra d’ailleurs la payer avec son salaire.

Gardons en tête que détruire la famille, c’est détruire la nation. Et détruire l’unité nationale, c’est s’assurer des décennies de tranquillité dictatoriale. La parité est donc un objectif à atteindre dans tous les corps de métiers. Nous sommes tellement paritaires qu’aujourd’hui, au 21ème siècle, théoriquement loin « des années les plus sombres de l’histoire », que des femmes meurent tous les jours sous les balles de délinquants non pas dans un vol ou un braquage, mais parce qu’elles portent l’uniforme de la police ou de la gendarmerie. Et le délinquant ou terroriste n’est pas sexiste lui, il est paritaire et ne voit que l’agent derrière la tunique. Quel pays peut-il se regarder dans la glace en envoyant au front ses femmes et les mères de ses enfants ? Quelle grandeur à voir deux femmes gagner un salaire misérable pour payer l’école et la « nounou » ou pour protéger la veuve et l’orphelin dans les rues d’un pays en état d’urgence ?

Les corporations de métiers sont comme des familles. Les pompiers, c’est une famille. Si la cohésion et la hiérarchie sont respectées, si chacun est à sa place, le travail sera accompli dans les règles.

Alors « pourquoi diable une femme n’aurait-elle pas les capacités d’être un pompier comme les autres ? » Ce à quoi nous devons répondre par le détour, sans tomber dans le piège de la rhétorique : Elle le peut, à condition de répondre aux critères d’une sélection qui doit être drastique pour tout le monde, hommes et femmes. Car ce qui compte dans le métier de sapeur-pompier, mais aussi dans tous les métiers, ce n’est pas le sexe, mais le mérite. Ce n’est pas la parité, ni même la mixité, mais la compétence. La guerre ne devrait pas être une guerre des sexes mais un combat d’élites, hommes et femmes compétentes, main dans la main.

 

Je terminerai par une citation de Charles Baudelaire, sans doute le poète préféré de Donal Trump : « Le bercement des nourrices, les câlineries maternelles, les chatteries des sœurs, transforment pour ainsi dire, en pétrissant, la pâte masculine ».

Le rôle des femmes dans l´histoire de la lutte contre les incendies :

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Dans divers exposés soutenant de manière implicite et subtile la marche en avant forcée vers une féminisation radicale des effectifs actifs des services d´incendies et de secours on retrouve régulièrement des raisons historiques à la présence de la femme dans la lutte contre le feu. Que ce soit dans leur engagement à transporter les seaux d´eaux jusqu´au lieu du sinistre, les soins apportés aux soldats du feu ou encore leur dévouement au transport des blessés, les femmes sembleraient donc avoir une légitimité à prendre part active dans l´attaque d´un incendie.

Tout d´abord, l´analyse historique ne se limite pas à répéter et à utiliser des faits s´étant déroulés dans un contexte géopolitique, social et civilisationnel propre à son stade d´évolution dans l´histoire humaine, pour en justifier d’autres ; cela consisterait donc à adhérer à l´idée simpliste « ça a marché avant, donc ça va marcher aujourd´hui » …

En dehors du fait qu´il y a quelques nuances entre l´acte d´apporter des seaux d´eau pour approvisionner et aider à la maîtrise d´un incendie et l´action de rentrer dans un local en feu où les températures s´élèvent à plus de mille degrés, il faut prendre en compte que les femmes à cette époque y étaient obligées et menacées d´amende si elles ne se rendaient pas immédiatement sur les lieux du sinistre ! Durant le moyen-âge et les temps modernes, en cas d´incendie signalé par les guetteurs, les prostituées étaient rassemblées par le bourreau et forcées à aller porter les sceaux nécessaires à la lutte contre le feu. Afin de les rassembler plus facilement, certaines villes avaient décidé de les parquer dans des maisons particulières, fermées, où elles pouvaient bien évidemment continuer à vendre leurs services. Ces drôles de centres de secours libertins étaient à la disposition de la communauté pour s´occuper de cette corvée pénible (23).

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Plus loin dans l´histoire, on remarque en Allemagne durant la première et deuxième guerre mondiale, la formation des premiers contingents de femmes pompiers. Durant ces périodes de pénurie extrême en main-d’œuvre masculine, les femmes et les vieillards furent contraints de prendre le relais dans bon nombre de domaines où l´homme trouvait normalement sa fonction, notamment dans la lutte contre les incendies. C´est donc en 1917 à Wannweil que l´on trouve le premier corps de sapeurs-pompiers féminins. Nous retrouverons de nouveau des contingents femmes durant la Deuxième Guerre mondiale, notamment à l´école de formation de pompiers de Mains ; pour la majorité, elles n´étaient âgées que d´une vingtaine d´années…

Il n´est pas compliqué de comprendre que les conditions d´engagements et de travail des femmes dans la lutte contre le feu étaient, à cette époque, spécifiques aux circonstances extrêmes dans lesquelles elles étaient plongées. La question que nous pourrions nous poser est la suivante : que pouvons-nous appréhender de ses situations historiques ? Si les femmes ont pu à certains moments de notre histoire lutter contre le feu, ce n´est pas pour autant qu´elles présentent les capacités nécessaires pour le faire.

Pour digresser légèrement, on pourrait alors évoquer qu´en avril 1939, des jeunes de 15 à 17 ans sont formés à la lutte contre les incendies et répartis dans toutes les unités d´intervention. Certains d´entre eux perdront la vie ou resteront à jamais traumatisés (24) … Même s´ils ont été assignés à cette fonction et l´on remplie tant bien que mal, ils n´étaient pas prédisposés à la tâche. Est-ce que sous prétexte que cela s´est déjà produit, devrions-nous de nos jours réhabiliter des adolescents pour servir dans les services incendie ? Doit-on leur donner, à eux aussi, des chances équitables d´accès au concours, en rabaissant encore les prérequis et en créant un troisième barème de notation (le deuxième étant déjà été attribué aux femmes) ?

L´onde de choc féminine dans les services d´incendie et de secours :

Les pressions de l´idéologie féministe marchande se font très clairement ressentir dans les centres de secours. Le milieu du sapeur-pompier est victime d´une omerta qui le met sous pression ; gare à celui qui se plaint d´une collègue féminine. Cette personne sera probablement passée au crible de la pensée dominante et se verra sûrement attribuer la pancarte de « macho » ! C´est dans cette ambiance que les rapports ont évolué et évoluent. Les tensions hommes/femmes ne font que s´envenimer et puis au final s´étouffer, si bien qu´au fil des années, les intervenants se sont habitués aux injustices du recrutement et à la féminisation forcée des unités d´intervention. Il est donc devenu normal de travailler dans la même fonction avec des individus ayant intégré le corps grâce à des barèmes, des prérequis et donc de qualités neurophysiologiques fondamentalement différents.

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Cependant, sur le théâtre des opérations, les différences ne peuvent pas être cachées… Quand :

  • une collègue s´arrête de tirer le dévidoir (25) après cent mètres de course ;
  • quand elle retire son masque d´ARI pour vomir après cinq minutes d´attaque par l´intérieur ;
  • quand le chef d´agrès doit demander un engin supplémentaire pour brancardage, car il a deux féminines sans son équipage (26) ;
  • quand elle n´arrive pas à utiliser la force de ses épaules pour sortir un simple tuyau de 70mm du coffre supérieur de l´engin ;
  • ou encore quand vous portez presque tout le poids de la victime qui doit être tractée jusqu´à la sortie, car votre binôme féminin n´arrive pas tirer…

… On ressent en effet un profond sentiment d´injustice. Pourquoi l´homme devrait-il continuer à s´entraîner si sans (ou peu d´) entraînement, il arrive au même niveau de compétences physique que son homologue féminine ?

Bien évidemment, tous ses cas ont été vécus ou rapportés, mais vous ne les entendrez jamais officiellement. Dénoncer reviendrait à dire que les quotas et les conditions d´accès aux formations érigés par nos chefs sont inacceptables ; autant dire « passez-moi la pancarte avec marqué dessus misogyne débile ».

Alors bien évidemment, ce n´est pas tous les jours que des interventions importantes se produisent, il est donc parfois difficile de discerner la réalité des différences hommes/femmes, étant donné que l´action d´équipe atténue les anomalie… Alors on s´habitue et on se tait. On accepte la nouvelle réalité. À quoi bon se défendre, car même quand dans d´autres corps de métiers de gros accidents se produisent, vraisemblablement dus à la présence de femmes dans des fonctions, l´idéologie dominante du spectacle fait diversion et trouve des justifications délirantes que le peuple doit accepter :

« Un homme incriminé aurait en effet assommé à coups de pieds une des militaires avant de lui prendre son arme […] et de l’abattre, a priori de plusieurs balles en plein visage, dans son appartement. Il aurait ensuite poursuivi la seconde gendarme et l’aurait tuée en pleine rue, de plusieurs balles dans le dos, sur une placette du village alors qu’elle tentait de fuir. »

Ceci est le résultat de la dialectique féministe d´état : on envoie deux femmes (dont une mère de famille) arrêter un homme extrêmement agressif ; elles se font frapper, puis désarmer par ce que nombre de médias appelèrent un « colosse » de 1m80, 90 kg… Un colosse du point de vue d´une femme probablement, cependant le rapport taille/poids moyen d´un homme étant de « 1m75 et 77 kg pour les hommes » selon l´INSEE (27), un colosse dépasserait donc normalement 2 mètres et 100 kilo (28) … Voici un exemple de diversion utilisée par la société du spectacle pour éviter la question que probablement tout le monde se pose : « la scène aurait-elle pu se passer de cette manière avec deux hommes entraînés ? »

Des femmes qui meurent pour avoir voulu « prouver que l’on est au moins égales aux hommes » (29) … Est-ce là l´objectif de nos oligarques féministes ? De telles tragédies se sont-elles déjà déroulées dans nos rangs ? Au vu des conditions actuelles de liberté d´expression et d´honnêteté intellectuelle des corps constitués, il est bien sûr impossible de le savoir.

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Enfin, il est important de préciser que la mixité à un coût qui ouvre de nouveaux marchés financiers, notamment dans le cadre des constructions et de l´équipement. La réduction des tailles limites d´accès aura probablement pour effet de créer de nouvelles normes dans les tailles des masques d´ARI (30), dans l´accessibilité aux coffres d´engin, ou encore dans le rapport taille/poids des EPI (31) qui devront nécessairement être changés, ce qui créera de nouvelles dépenses colossales.

Aussi, une caserne mixte doit être pourvue d´un nombre conséquent de locaux où les femmes et les hommes sont coupés de la vie en communauté (douches, WC, chambres, salles de changes, etc.). Cette séparation des zones de vie est extrêmement coûteuse ! Bien évidemment, cette onéreuse scission entre les intervenants influe très clairement sur la cohésion des troupes, qui se retrouvent sur intervention, puis se séparent de retour au centre de secours ; les douches, le foyer ou encore les chambres, sont des lieux très utilisés par le personnel pour débriefer, se remémorer, critiquer ou bien encore rire aux éclats ! C´est l´intervention après l´intervention… Le projet de la mixité des centres de secours devra donc faire face à deux problèmes de taille ; plus la parité sera avancée, plus la garde où l´équipe de garde, sera séparée en deux par des structures bâtimentaires appropriées. Plus la mixité sera minime, plus les quelques personnels féminins auront des chances d´être exclus.

La mixité forcée et la destruction des valeurs :

Plus on contemple le projet de la mixité obligatoire à tout prix, plus on remarque une volonté politique ; celle de vouloir briser les valeurs humaines en créant une société d´indistinction et de chaos. Mais n´est-ce pas là l´objectif du capital en mouvement ? Créer le chaos

entre les individus et les isoler pour mieux les transformer en consommateurs ambulants ? Une intéressante réponse de Sylvain, nous permet, à travers une vision différente mais complémentaire, de mieux cerner le sujet :

N’étant ni marxiste, ni « cousiniste », je réfute le terme de « capital en mouvement », car je ne sais tout simplement pas ce que cela veut dire et cela nous ramène à une vision cyclique de l’histoire en niant le libre arbitre Christique qui est en chaque société, surtout la nôtre. La crise dans laquelle nous sommes aujourd’hui n’est pas, selon moi, une crise du Capital, ni une crise du mouvement, encore moins des deux notions articulées.

L’objectif actuel est le déracinement généralisé : être un migrant chez soi ou un migrant chez les autres. Être un étranger dans sa propre famille, pour être un habitant de la grande maison « Consommation ».

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La première étape de ce que j’appelle « l’isolation mondialiste » se situe, en effet, dès la naissance. En coupant le lien mère-enfant par la mode du non-allaitement ou de « l’enfant-objet » que nous pourrons louer et revendre comme un meuble Ikea, nous coupons le bébé de la relation la plus importante de sa vie, celle qui va construire en tant qu’homme ou femme libre, pour en faire au final un être « individué », ne se pensant que comme un individu isolé, libre de consommer toujours davantage.

La dernière invention à la mode : un système permettant de donner le biberon à bébé tout en regardant et tapotant sur son smartphone. Cela pourrait faire sourire. Mais il a été prouvé scientifiquement que le regard en duo mère-enfant et enfant-mère, actionnait au sein de la mère et au sein de l’enfant les mécanismes d’un meilleur développement. L’enfant se construisant par mimétisme dans les yeux de ses parents, l’écran le coupe du désir naturel pour l’amener vers un rapport triangulaire virtuel d’un désir narcissique et consommable. Si l’Amour n’est pas à vendre, il est certain que les relations naturelles le sont, et à vils prix.

Nous avons là le terreau parfait pour un futur adolescent en manque de re-pères (lire ou regarder « Le Sang du Père ») par la figure complice de la mère-écran, celle du père manquant. Nous touchons ici à la clé de tout : la mort de la figure paternelle. Sans le Père plus de barrière face à ce que vous nommez le « Capital », et les premières victimes, nos enfants, nous promettent des générations « moutonisées» et sans possibilité d’esprit critique.

Cet esprit critique, que nos universitaires d´élite se contentent d´utiliser ici et là en fonction des besoins du marché, devrait être avant tout développé par nos sapeurs-pompiers pour comprendre les différentes sources des problèmes de surface mis en avant par nos médias officiels… Ainsi, il serait judicieux de chercher pourquoi on les traite de machos-idiots ! Là encore, des digressions seraient importantes à faire à propos des « stéréotypes » du mâle dominant et de son abêtissement, que nos chercheurs officiels aiment à pointer du doigt. C´est aux personnels des services d´incendies et de secours de faire le pas vers l´ouverture d´esprit sur le monde qui nous entoure, non pas pour « partir dans tous les sens », mais pour mettre en perspective nos problèmes et en rechercher les raisons profondes.

Le fait que le pomplard se laisse aller à des raisonnements stéréotypés et à un humour salace est en grande partie dû à l´éducation sexuelle de nos jeunes mâles… La pornographie, et son accessibilité sous diverses formes, brise les valeurs des relations homme/femme. L´image de la mère et du père est chaque jour un plus piétinée par la société de consommation. Sylvain Durain, ayant traité le sujet sous plusieurs angles nous partage ses analyses :

Nos lecteurs pourraient penser que nous passons du coq à l’âne. Pourtant il n’en est rien, car le sujet est toujours le même. Le rôle profond du porno (vraiment sans mauvais jeu de mots), est de déviriliser les hommes pour n’en faire que des consommateurs décérébrés, ne voyant la femme que comme un objet de désir et de consommation. Non pas qu’il faille annihiler nos instincts, nous connaissons la complexité des relations entre les sexes dans le domaine du désir. L’homme est un guerrier qui doit conquérir, la femme une princesse qui demande la conquête. Certes.

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En abrutissant le masculin dans le porno dès son plus âge, ce n’est pas de cela dont il s’agit, il est question de déconnexion. Déconnexion entre le sexe et la relation entre un homme et une femme, le sexe est aujourd’hui une activité banale, voire basique « comme d’aller vulgairement aux chiottes » comme le dit Marion Sigaut dans mon documentaire. Sans tomber dans le bisounours de bas étage, et en comprenant bien ce que le mot « amour » veut dire, l’objectif principal du porno est d’empêcher la connexion entre sexe et amour, plaisir et vie, pour au final stéréotyper les rapports homme-femmes.

À quand des publications officielles complètes traitant des effets de la pornographie sur la psyché ou encore de l´implication du rapport Kinsey dans l´éducation de nos enfants ? Au lieu de publier des dictionnaires sur les inégalités ou autres flagorneries serviles, nos braves chercheurs devrait plutôt essayer de mériter leur grade en analysant des sujets sensibles de manière complète et impartiale.

Les conclusions du pompier-macho !

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Ma position sur la présence des femmes au sein des corps de pompiers est extrêmement claire : les deux sexes appartiennent au genre humain ; je suis donc pour l´égalité totale des droits entre les hommes et les femmes ! Je suis donc pour le droit à l´accès aux femmes à tout type de concours. Qui dit droit d´accès, dit droit d´information ! Les femmes doivent absolument être informées des risques du métier inhérents à leur sexe (voir plus haut « Hommes/Femmes ; de petites différences »).

D´autre part, je suis pour que le l´humain organise sa vie en communauté, ceci en faisant preuve de sensibilité et d´intelligence face à la logique de la nature, que nous bafouons un peu plus de jour en jour : l´unité sensible et intelligente formée par le binôme homme/femme, doit fixer ses besoins dans certains domaines, en fonction de ce qu´elle peut faire de mieux ; c´est à dire regarder et comprendre les individus de cette unité pour les mettre à profit dans leurs domaines de compétences. Accepter, au vu des évidences naturelles basées sur des recherches impartiales, que la femme soit meilleure que l´homme dans certains domaines et que ce dernier trouve ses pleines fonctions dans d´autres tâches qui lui sont propices, est une liberté nécessaire.

Le métier de sages-femmes, par exemple, a été ouvert en France aux candidatures masculines depuis 1982, mais ne compte actuellement que 1% d´effectifs masculins… Les statistiques nationales semblent confirmer les affinités que les femmes ont pour la fonction ; ce fait appuierait les dernières recherches (voir le paragraphe « Hommes/Femmes ; de petites différences ») concernant les compétences sociales et le rapport à l´enfant qu´ont les femmes. Ceci n’allant absolument pas à l´ encontre la présence exceptionnelle de certains hommes ayant une sensibilité exacerbée de la relation à l´enfantement (32) : le droit d´accès aux hommes est important dans la mesure où ils sont capables d´atteindre le même niveau de compétence féminin.

Encore une fois, évaluons les fonctions de nos sapeurs-pompiers en ce qu´il y a de meilleur dans l´unité homme/femme : acceptons les prédispositions de l´un et de l´autre pour des tâches, pouvant être différentes. Bien évidemment, dans des conditions de difficultés de recrutement (notamment chez les pompiers volontaires) l´accès à la fonction doit bien évidemment être réévaluée par rapport aux besoins : « à la guerre comme à la guerre » : seuls des problèmes de recrutement avérés peuvent justifier l´adaptation des test d´entrée en fonction des besoins. Néanmoins, dans les grandes agglomérations, où le nombre de candidatures masculines est généralement suffisant, il est irresponsable, dans le cadre de connivences politiques, de réajuster et rabaisser la qualité des tests d´entrée aux candidatures féminines, qui auront (en dehors de certaines exceptions) une condition neurophysiologique inférieure à celle de l´homme. Les tests doivent être alors en corrélation avec le terrain et refléter le plus possible les sensations, les efforts cognitifs et physiques présents dans les interventions difficiles ; une fois de plus, ce qui est important est d´avoir des individus aptes à être envoyés au front

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J´entends déjà les défenseurs de l´égalité inconditionnelle crier haut et fort leurs arguments de diversion : « si on a tout dans les bras et rien dans la tête, ça ne sert pas à grand-chose » alors que personne n´a encore admis qu´il eût été bon qu’une montagne de muscles « sans rien dans le crâne » était bénéfique sur intervention… La fonction du sapeur-pompier requiert un ensemble de qualités cognitives, neurologiques et physiologiques indispensables au terrain. La masse sans cerveau n´a pas plus sa place dans un service incendie, que le fébrile surdoué… L´homme intelligent et entraîné est plus performant dans la fonction de sapeur-pompier qu´une femme, elle aussi, entraînée et intelligente : la pratique le montre et la théorie le confirme. Si un service d´incendie veut atteindre l´excellence sur intervention, il doit prendre en compte ce qu´il possède en termes de possibilités de recrutement et de moyens, puis en faire ressortir le meilleur.

Les soldats du feu ne sont pas une représentation du peuple (mixité, diversité), ce qui induirait le fait que des enfants en bas âges, des sourds, des muets ou encore des personnes à mobilités réduites le deviennent… Les sapeurs-pompiers sont des individus représentant la capacité qu´à ce peuple à se protéger.

Rédacteurs : Christophe Benfeghoul, Sylvain Durain

Correctrice : Kaliopée

Sources :

  1. Comme exemple probant, nous pourrions citer la mort de quatre collègues du côté allemand en 2006 en faisant route vers un exercice ou encore très récemment en 2016, la mort du conducteur d´un fourgon se rendant sur intervention (ses trois coéquipiers étant gravement blessés).
  2. Phase terminale de la lutte contre un incendie où le personnel déblaie et dégarnit les restes de structures sinistrées. À ce moment de l´intervention, le feu a été éteint dans sa totalité (ou presque) ; il arrive que les mélanges gazeux encore présents s´embrasent et explosent (ex. : une explosion de fumées froides).
  3. https://drive.google.com/file/d/0B6GGBwOEqBUgaV9kSEtjWE9XcFk/view?usp=sharing
  4. « Des femmes chez les sapeurs-pompiers » (Roland Pfefferkorn) ; „Ursachen der Unterrepräsentanz von Frauen im mittleren feuerwehrtechnischen Dienst“ (Winkler Kristina) ; « Femmes pompiers, un futur historique » (UDSP91.fr) ; « Eine Handreichung für Bewerberinnen und Bewerber“ (Netzwerk Feuerwehrfrauen) ; « Femme et pompier » (L´obs) ; « Feuerwehrfrauen der ersten Stunde » (Mittelbayerische.de) ; « Les pompiers de Bruxelles veulent recruter des femmes sur une plus grande échelle » (Jean-François Noulet – RTBF.be) ; « Les femmes pompiers » (comment-devenir-pompier.fr) ; « La première femme qui… a rejoint les sapeurs-pompiers » (Mademoizelle.com) ; « Les confessions d’une sapeur-pompier » (Grazia) ; « Femmes pompiers » (Mag3fr.fr) ; « Frauen erobern Männerdomäne » (Focus.de) ; «Bomberas en Madrid » (El Mundo) ; « Feminisation des navires de guerre » (Serge Dufoulon) ; etc.
  5. Par exemple, https://fr.wikipedia.org/wiki/Roland_Pfefferkorn (voir la bibliographie)
  6. « La place des femmes chez les sapeurs-pompiers » (Anthony Salgado)
  7. www.paris8philo.com/2015/08/du-fascisme-interieur-francis-cousin.html
  8. Notons qu´Anthony Salgado publiait dans son mémoire « La place des femmes chez les sapeurs-pompiers de l’Aube » plus du double du contenu de Pfefferkorn, où il détaille de manière extrêmement méticuleuse sa méthode d´approche. Il est donc intéressant de pouvoir comparer l´honnêteté intellectuelle d´un élève en 1ère année de Master Management à celle d´un professeur, chercheur, membre du CNRS.
  9. http://nicolas.tentillier.free.fr/Salaires
  10. https://www.dgdr.cnrs.fr/drhchercheurs/concoursch/chercheur/carriere-fr.htm
  11. http://www.feuerwehrfrauen.de/app/download/14291240/Masterarbeit%2BWinkler%2BDresden.pdf
  12. http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20050415.OBS4054/vingt-morts-dans-l-incendie-d-un-hotel-a-paris-cette-nuit.html
  13. Premier détachement d´intervention pour feu, généralement constitué de deux engins-pompes, d´une échelle automotrice et d´un véhicule de commandement.
  14. http://www.swr.de/landesschau-aktuell/bw/mannheim/massenkarambolage-bei-mannheim-sandhofen-zwei-menschen-sterben-auf-a6/-/id=1582/did=17724322/nid=1582/1i94akm
  15. «  Le stress : différences hommes-femmes » (Centre d’études sur le stress humain) http://www.stresshumain.ca/documents/pdf/Mammouth%20Magazine/Mammouth_vol6_FR.pdf
  16. « Les femmes en situation d’urgence et lors de désastres » (les femmes et la réforme de la santé) http://www.womenandhealthcarereform.ca/publications/disasterPopularF.pdf
  17. « Homme, femme, quelle différence ? » (Dr Kin) http://www.drkin.com/2011/07/12/homme-femme-quelle-difference
  18. « Die Gefahren für Frauen in der Berufsfeuerwehr » (Das Feuerwehrmagazin) http://webarchiv.wikimannia.org/_dokumente/Gefahren-fuer-Frauen-in-der-Berufsfeuerwehr.pdf
  19. « Le Sang du Père, un meurtre cinématographique » (Sylvain Durain)
  20. « Du sexisme au fascisme » (Yann Carrière)
  21. « L´effroyable imposture du féminisme » (Lucie Choffey)
  22. « L´être contre l´avoir » (Francis Cousin)
  23. « Histoire des sapeurs-pompiers français » (Dalmaz Patrick)
  24. « Brandschutzgeschichte » (Rolf Schamberger / Daniel Leupold)
  25. Chariot à tambour où sont enroulés les tuyaux d’arrosage.
  26. Ce qui aurait peut-être pour incidence de démunir le secteur d´intervention voisin : dans le cas par exemple d´un arrêt cardiaque sur le secteur de l´engin demandé en renfort, c´est encore une autre véhicule d´un autre secteur qui viendra « combler le trou » pour réanimer la victime, pendant que l´engin sensé intervenir sur son secteur doit appuyer les collègues qui n´arrivent pas à soulever le brancard. (Cas vécu plus d´une fois)
  27. http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?reg_id=0&ref_id=ip1123#inter1
  28. « À cause de ses mensurations impressionnantes (170 kilos pour 2,05 mètres, NDLR) Thor passe pour un colosse, même aux yeux des autres hommes forts. » https://8e-etage.fr/2014/07/16/jai-rencontre-the-mountain-game-of-thrones
  29. http://udsp91.fr/femmes-pompiers-un-futur-historique – (extrait du site Internet du Sapeur-Pompier Magazine)
  30. Appareil Respiratoire Isolant
  31. Équipement de Protection Individuelle
  32. http://www.cidj.com/metiers-d-homme-metiers-de-femme-halte-aux-prejuges/sage-femme-un-metier-qui-attire-peu-les-hommes

(*1) « Cette enquête était fondée sur quatorze entretiens réalisés presque exclusivement par des étudiantes non titulaires, permettant d´alimenter l´article d´un homme professeur, titulaire… Une leçon de genre, si je puis dire. » (« Retour de flammes » de Romain Pudal).

(*2) Voir le chapitre « Comment se forge l´esprit de corps » dans l´ouvrage « retour de flammes », p.87.